Lundi 7 novembre 1 07 /11 /Nov 13:28

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Le voyage d'un mois en Ethiopie s'est décidé sur un coup de tête. Après plusieurs voyages en Asie du Sud-Est, dont un véritable coup de coeur pour la Birmanie, link , des séjours répétés en Afrique de l'Ouest, c'était l'est africain qui suscitait ma curiosité. Ce n'est pas le pays le plus touristique que j'ai choisi : le Kenya et la Tanzanie étant nettement plus prisés. L'Ethiopie, je n'en savais rien à l'avance. Juste que le visa pouvait s'obtenir directement à l'aéroport d'Addis Abeba, que le billet d'avion au départ de Paris était encore accessible pour mon budget, qu'au mois d'octobre, le pays jouissait d'un climat favorable - surtout pour moi qui aime le soleil - et que les paysages et les sites à visiter étaient divers et variés. Ce que je savais aussi, c'est qu'en un mois, je ne pourrai pas parcourir la totalité de ce pays, trois fois comme la France. Alors, je me suis concentré sur les montagnes, les églises et les marchés colorés du nord : de Bahir Dar à Lalibela, en passant par les montagnes du Simien, le gigantesque marché de Bati et les églises rupestres du Tigré... Avant une fin de séjour dans l'est du pays, à Dire Dawa et Harar, secteurs plus arides et plus marqués par la religion musulmane. 

 

 

Premier contact avec l'Ethiopie

 

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Ma journée aura duré plus de 24 heures, entre mon réveil, samedi vers 5 heures et mon arrivée à l'hôtel Taitu d'Addis, dimanche 2 octobre, vers 6 h 30. Entretemps, il m'aura fallu rejoindre l'aéroport de Roissy en train, puis celui de Bahrein avec la compagnie Gulf Air et patienter un peu plus de trois heures, pour rejoindre Addis à bord d'un autre vol. Avion dans lequel je suis le seul Européen. Premier contact avec les locaux qui, en général, reviennent des pays du Golfe où ils travaillent. Des locaux qui ne passent pas inaperçus du fait qu'ils sont particulièrement bavards, même au coeur de la nuit.

 

J'arrive à l'aéroport d'Addis vers 3 h 30 et obtiens mon visa (20 $) en une poignée de minutes. Je me décide à boire un café dans le hall de l'aéroport, plutôt que de rejoindre la ville en pleine nuit. En plus, ça me permettra d'économiser une nuit d'hôtel.

 

Vers 5 h 45, le jour commence à se lever et je me décide à aller négocier le prix d'un taxi. Je fais passer le prix de la course jusqu'au centre, de 200 à 120 birr (1 euro = 22.8 birr). Le froid surprend en sortant de l'aéroport. Il faut dire que je suis à 1 800 mètres d'altitude. Je me rends dans le plus vieil établissement de la ville, le Taitu. On voit vite que les chambres ont bien vécu. Si les chambres sont grandes et propres, le confort est des plus simples. Bon, c'est que je n'avais pas trop le temps de faire le tour des hôtels, mais je suppose que pour le prix, il doit y avoir moyen de trouver mieux.

 

Ce n'est pas le décalage horaire qui m'a fatigué (il n'y a qu'une heure de différence avec la France), mais plutôt l'avion et l'escale. Alors plutôt que de découvrir la capitale dès le matin, je m'accorde une petite sieste bien réparatrice.

 

La ville, je vais avoir le temps de la visiter l'après-midi et le lendemain. Et autant dire qu'elle n'a rien d'extraordinaire, avec ses longues avenues, les nombreux immeubles en construction et des quartiers pauvres avec leurs petites maisons aux toits en tôle. J'y ferai un saut, au hasard des chemins, mais une dame va vite me déconseiller d'y rester plus longtemps. Je suis son conseil, même si à aucun moment je ne me suis senti en insécurité.

 

Dans la capitale, les bistrots et les pâtisseries ne manquent pas. A chaque fois, un bon café (parfois un peu fort quand même) y est le bienvenu. Je m'y arrêterai à plusieurs reprises pour récupérer de l'altitude, mais aussi du soleil, particulièrement traitre sous cette latitude. J'étais arrivé tout bronzé par le soleil du sud de la France, mais cela ne m'a pas évité quelques petits coups de soleil.

 

Les prix dans la ville sont très abordables pour nous Européens : 5 birr le café, 6 pour la demi bouteille d'eau, 10 à 30 le plat au resto... J'en testerai un plutôt sympa le premier soir, Omar Khayyam restaurant, pas très loin de l'hôtel Taitu. Le repas complet, avec entrée, soupe, du shish kebab avec du riz et boisson me reviendront à 52 birr.

 

Dans la ville, très peu de harcèlement ce qui change naturellement de l'Afrique de l'Ouest. Il y a bien quelques jeunes qui accostent les touristes, surtout dans les quartiers proches des hôtels, mais il faut bien l'avouer, ils ne sont guère insistants. Pas plus que les chauffeurs de taxi, ni même les Ethiopiens croisés dans la rue, plutôt indifférents à la présence d'étrangers, qui se font pourtant rares dans la capitale.

 

Le soir, dans les bars de la ville, la sono est à fond et tous les jeunes sont de sortie. Le froid fait aussi son retour, les grosses couvertures, à disposition dans ma chambre, sont bien appréciables.

 

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Le buffet du Taitu pour le petit déjeuner (à 55 birr) n'est pas fameux et même le café n'y est pas servi à volonté. Depuis l'hôtel, je réserve un minibus pour Bahir Dar. On me dit que je pourrai le prendre à 11 heures. Heureusement, je me suis renseigné sur les horaires dans le pays et en fait, pour être à l'heure de chez nous, il faut rajouter 6 heures. Mon rendez-vous sera donc à 17 heures.

 

Il me reste du temps d'ici là, et je pars au petit bonheur la chance dans les rues de la capitale, nettement plus animée que la veille (le dimanche, tout était quasiment fermé, même le mercato).

 

Je m'arrête sur un petit marché, puis à l'église Saint-Georges où je me rendrai très vite compte de la ferveur des fidèles. Je m'enfonce dans des quartiers nettement plus populaires, aux maisons à moitié délabrées, juste protégées par de la tôle. Je n'y resterai pas indéfiniment car des locaux me font comprendre que ma place n'est pas ici.

 

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Un autre tour sur la grande artère de la capitale, l'avenue Churchill, bordée d'immeubles et d'hôtels et qui mène jusqu'à la gare ferroviaire. Bref, Addis n'a pas beaucoup de curiositéss à m'offrir et deux jours ici, me paraissent amplement suffisants.

 

Il est 17 heures, le minibus est bien présent, juste en face de l'hôtel. J'ai le droit à ma petite place pour 200 birr. On a à peine quitté Addis, qu'on s'arrête pour une pause déjeuner qui durera... 2 heures. Le temps avec mes compagnons de voyage de déguster le plat traditionnel local, l'injera (crêpe fabriquée à partir du teff et utilisée en Ethiopie comme du pain) accompagnée de boeuf.

 

Le minibus repart vers 19 heures, mais une heure plus tard, c'est la catastrophe. Tous les bus de voyageurs, empruntant la route du lac Tana, sont arrêtés par la police qui leur interdit de repartir. La raison invoquée : il fait nuit et la circulation est dangereuse. Pendant deux heures, ce sera l'attente, les discussions entre chauffeurs, passagers et policiers... Pour moi, c'est la grande inconnue et je me vois déjà dormir dans le bus et dans le froid en attendant le lever du jour.

 

Finalement, tout se décante vers 22 heures et les policiers donnent l'autorisation de repartir. En pleine nuit, le minibus fonce à une vitesse folle. Je me force, tant bien que mal, à fermer les yeux. La nuit sera longue, très longue et inconfortable. Je vois défiler les heures jusqu'à 6 h 30, moment où j'arrive au lac Tana.

Par coupsdecoeurenafrique
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  • : Un voyage d'un mois, en mode routard, à travers le nord de l'Ethiopie (octobre 2011) : du lac Tana, à Axoum, en passant par les montagnes du Siemen, les églises de Lalibella et du Tigray... Pour finir dans l'est du pays, dans la vieille ville d'Harar, à la rencontre des hyennes et des vieilles mosquées.
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